Après une attaque informatique (rançongiciel, tentative d’extorsion, piratage de données confidentielles ou intrusion sur votre réseau), la tentation immédiate est souvent de vouloir redémarrer l’ordinateur, installer un utilitaire gratuit de nettoyage ou effacer les programmes suspects. C’est pourtant la première erreur fatale qui anéantit toute possibilité d’identifier les auteurs ou de faire valoir vos droits devant la justice ou les assurances.
Dans le domaine de la réponse à incident et de l’investigation numérique, il est impératif de figer et préserver l’ensemble des preuves numériques avant la moindre manipulation.
Qu’est-ce qu’une copie physique (ou clone bit-à-bit) ?
Une simple copie de fichiers effectuée par un copier-coller sous Windows ou macOS ne constitue en aucun cas une preuve recevable :
- Elle modifie les horodatages critiques (dates de création, d’accès et de modification, appelées métadonnées MACb).
- Elle ignore totalement l’espace non alloué du disque (où résident les traces de logiciels malveillants effacés par l’attaquant).
- Elle n’extrait ni les fichiers temporaires de mémoire, ni les journaux d’événements système (logs), ni la table des partitions.
À l’inverse, la copie physique forensique (ou image brute bit-à-bit) consiste à cloner de manière chirurgicale chaque secteur du support de stockage d’origine vers un support récepteur vierge certifié. Cette duplication intégrale s’effectue systématiquement à travers un bloqueur d’écriture matériel (Write-Blocker), garantissant qu’aucun octet du disque de la victime ne puisse être altéré ou modifié au cours de l’opération.
La valeur juridique et le respect de la chaîne de traçabilité (Chain of Custody)
Pour qu’un rapport technique soit recevable lors d’un dépôt de plainte auprès de la Police, de la Gendarmerie ou du dispositif national Cybermalveillance.gouv.fr, la preuve numérique doit répondre à des critères stricts d’intégrité :
- Calcul de l’empreinte cryptographique (Hash) : Dès l’extraction, une empreinte numérique unique (algorithmes SHA-256 ou MD5) est générée sur le disque original puis comparée à celle de la copie. Si les deux sommes concordent au caractère près, l’intégrité scientifique de la preuve est établie.
- Scellé numérique et traçabilité : Chaque étape de manipulation, numéro de série du disque et horaire d’intervention sont consignés.
- Analyse sur clone uniquement : Toutes les opérations de recherche de menaces, d’analyse d’artefacts et de récupération de données s’exécutent exclusivement sur la copie miroir, laissant le disque d’origine intact en tant que pièce à conviction.
Les 4 réflexes d’urgence pour la victime avant mon intervention
Si vous constatez un comportement anormal, un écran de rançon ou un blocage inexpliqué sur votre ordinateur :
- ❌ N’éteignez pas brutalement votre machine si elle est encore allumée : certaines traces cruciales se trouvent dans la mémoire vive (RAM) volatile.
- 🔌 Déconnectez immédiatement l’appareil d’Internet : débranchez le câble réseau RJ45 Ethernet et désactivez le Wi-Fi (ou passez en mode Avion). Cela coupe la communication avec le serveur de commande des pirates (C2).
- 🚫 Ne branchez aucune clé USB personnelle ni disque dur externe : le malware pourrait s’y propager instantanément ou chiffrer vos sauvegardes.
- 📞 Contactez immédiatement un professionnel compétent : faites appel à un prestataire référencé pour effectuer la copie physique dans les règles de l’art.
Mon intervention à Soultz-sous-Forêts et en Alsace
En tant qu’agent d’assistance et de prévention en cybersécurité référencé sur Cybermalveillance.gouv.fr, j’interviens rapidement à votre domicile ou en atelier à Soultz-sous-Forêts, Strasbourg, Haguenau et dans tout le nord de l’Alsace.
Je prends en charge la sécurisation matérielle de vos équipements, la réalisation de la copie physique certifiée et l’accompagnement personnalisé dans vos démarches d’assistance et de déclaration.